Bienvenue sur SAFE-LGBT

SAFE (Soutenir Agir Fédérer Ecouter) LGBT

Engagé-e-s-Enragé-e-s contre les violences en milieu LGBT

L’association S.A.F.E LGBT vise le soutien, l'action, la fédération, l'écoute, la recherche et la lutte contre les violences conjugales et domestiques chez les lesbiennes, les gays, les bis, les trans.

Le site S.A.F.E LGBT est une plateforme qui centralise, publie les textes de l'association et rediffuse divers textes de prévention et de réflexion. N'hésitez pas à nous envoyer vos contributions.

LA VIOLENCE CONCERNE TOUT LE MONDE et pas seulement les victimes et les agresseur-es.

Les hommes, les femmes, les trans, les gays, les bis, les lesbiennes.

Les LGBTQ ont un rôle à jouer pour parvenir à des changements véritables.

Et pourtant rares sont celles/ceux qui s'interrogent sur les formes de violences perpétrées et se solidarisent avec les personnes abusées ou violentées.


Rares sont celles/ceux qui remettent vraiment en question les stéréotypes dominants.

Ne pas réagir, c'est cautionner implicitement la violence.

Le recours à la violence exprime un rapport de domination d'un-e individu-e sur un-e autre.

Tant qu'un-e individu-e pourra estimer que la violence contre un-e autre individu-e est une manifestation "normale", voire "positive" de puissance, cette violence se perpétuera dans le couple.

Plus nous apprendrons à identifier les mécanismes de la violence conjugale, des violences sexistes, des abus dans notre communauté, plus il sera facile pour les victimes de cette violence de demander de l’aide et de se sentir soutenu-e-s.

Parce que la violence ça n’est pas que la guerre, les accidents, les bagarres, les bombes.

Ça n’est pas seulement le type inconnu qui nous agresse un soir tard la nuit dans la rue quand on rentre de soirée.

La violence ça n’est pas que "les autres".

La violence ça peut être nos proches, un membre de notre famille, un-e amant-e, un-e ami-e.

La violence c’est aussi ne pas vouloir voir ce qui se passe très près de nous.

La violence c’est aussi se taire.

La violence ça n’est pas que le mec hétéro-macho-de-base, pur produit du patriarcat.

La violence c’est aussi dans les milieux militants, féministes, LGBT, qui peuvent reproduire en leur sein les schémas sociaux de domination.


QUE PEUT ON FAIRE ?

 - Prendre le temps de vraiment écouter nos proches qui ont subi des violences, lorsqu’elles/ils nous font comprendre qu’elles ont quelque chose à nous dire.

Cela peut prendre du temps de parler enfin de violences subies dans le présent ou le passé.

La décision de parler est une preuve de courage et de confiance.

Savoir écouter c’est combattre aussi la peur d’entendre des choses qui font mal et peuvent nous renvoyer à des expériences personnelles du même type.

Essayer de maintenir au mieux une position d’écoute rassurante.


- Ne pas juger leur façon d’exprimer leur vécu : raconter des violences subies peut mettre quelqu’un dans une tension émotionnelle très forte.

Savoir écouter c’est aussi rassurer, ne pas couper la parole, rester calme et surtout, ne pas mettre en doute sa parole.

Exprimer un doute sur la véracité de ce qui nous est dit renvoie la personne victime à l’angoisse de ne pas être cru-e et entendu-e et peut l’enfoncer plus encore dans le silence.


- Proposer notre soutien :

De quoi as-tu besoin là maintenant ?

Qu’est ce que je peux faire pour toi ?


- Examiner nos propres mécanismes qui peuvent participer à la perpétuation de la violence : c’est la violence intériorisée (peur de dénoncer des violences subies ou observées, déni, honte, protection d’un-e proche, d’un-e ami-e…).

Sommes-nous toujours en contact amical ou professionnel avec la personne agresseur-e? Agissons-nous toujours comme si nous n'avions pas reçu le témoignage de la personne agressé-e?

C'est une forme de déni; la personne agressé-e peut perdre toute confiance en ses proches en ayant le sentiment que sa parole n'a aucune valeur et qu'elle n'a pas été entendue.

Cela peut augmenter son sentiment d'insécurité, et peu à peu l'éloigner de son cercle social.


- Il importe donc de faire en sorte que la personne agressée, victime ou ex-victime se sente en sécurité dans notre entourage.

Cela passe par le fait de s’assurer qu’elle ne risque pas de rencontrer son agresseur-e, s’il fait partie du même réseau social.

Se retrouver en présence de l’agresseur-e peut mettre une victime ou ex-victime dans un état de stress émotionnel et d’insécurité intense.

Lui épargner cela, c’est le/la soutenir au mieux.


- Si (et seulement si) la personne agressée, victime ou ex-victime le souhaite : organiser une médiation.

Les médiateurs/trices doivent être des personnes « neutres » c’est à dire non impliquées émotionnellement, professionnellement ou amicalement avec une des deux parties (agresseur-e/agressé-e).

Rester conscient-e du fait qu’après une médiation, la personne victime peut toujours se sentir insécure en présence de son agresseur-e.

Avoir organisé une médiation ne signifie pas que le problème a été résolu.

Si la personne victime ou ex-victime ne souhaite toujours pas se retrouver en présence de son ex-agresseur-e après une médiation, s’assurer qu’elle ne se retrouve pas obligée de partager les mêmes espaces, dans la mesure du possible.

Car sinon c’est la personne agressé-e qui se retrouve peu à peu exclue en s’éloignant des milieux, des personnes et des lieux où elle/il risque de croiser son ex-agresseur-e.


- Comprendre enfin que la violence et les abus sexuels peuvent exister partout, que ça concerne tout le monde, y compris les relations entre bis, gays, lesbiennes et trans.

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